Née le 2 octobre 1978, d’un père colombien, allemand et polonais, et d’une mère franco-américaine, j’ai vu le jour à Madrid et j’ai toujours beaucoup voyagé. Ma scolarité a d’ailleurs commencé, en pensionnat, dans l’Essex et à Ascot en Angleterre. De ces différents endroits et cultures, j’ai énormément appris et j’ai la chance aujourd’hui d’être trilingue (anglais, français, espagnol).

Ma rencontre avec l’art a eu lieu quant à elle à Paris. Durant les vacances d’été, ma mère m’a inscrite au cours de dessin du professeur Bernard Johner également artiste-peintre. Ma passion pour l’art s’est révélée dans ces heures à apprendre avec cet homme de talent qui m’a permis de découvrir les différentes techniques de dessin et de progresser… Durant mes études, j’ai poursuivi dans cette voie avec des cours d’art et d’histoire de l’art. J’ai le souvenir d’une thèse que j’avais faite sur L’Art Nouveau et L’Art Déco, c’était intéressant et enrichissant, un vrai plaisir.

A 24 ans, j’ai étudié les arts plastiques à l’université de Cheltenham dans le Gloucestershire et puis je suis allée à Londres où j’ai ajouté, à ma palette, le graphisme. Les années ont passé au fil de l’art.

Plus tard, de retour à Paris, j’ai eu très envie de coudre et de m’initier au patchwork. Tous mes week-ends, je me baladais dans les allées du Marché Saint Pierre et du magasin « La Droguerie». Un petit paradis pour les loisirs créatifs. Grâce aux perles et aux tissus que je dénichais, j’ai fabriqué deux sacs à main que je garde encore précieusement aujourd’hui. Je remercie ici ma mère qui avec amour m’a accompagnée, durant des heures, à la Droguerie, car il me fallait tout voir. Elle m’a toujours dit que j’avais du charisme et une énergie incroyable. Mais je dois, à coup sûr, tenir d’elle…

Et ces sacs n’étaient que le début de cette belle aventure car petit à petit, j’ai été fasciné pour la customization. J’ai commencé à dessiner et coudre à l’aide de perles et de tissu. J’ai toujours beaucoup aimé qu’il y ait de la couleur dans mon travail ainsi que les formes style celtic et tribal. Desigual, Franz Marc, Kandinsky, Delaunay, Howard Hodgkin m’inspirent… Les années ont défilé et j’ai continué avec plaisir et désir la couture et la peinture. Je me suis beaucoup investi dans le patchwork. Avec les nouvelles techniques, je travaille avec une brodeuse qui fait également machine à coudre. Je crée les modèles sur l’ordinateur, j’invente les images, les dessins, les symboles… Je cherche le tissu, les matières pour les y broder… Un clic de souris et la brodeuse se met au travail…

Comme vous le voyez, la création artistique est pour moi un savoir faire de plaisir et de bien-être. Mais pas seulement…

Comme vous, comme d’autres, j’ai du affronter plusieurs difficultés sur mon chemin et l’art cela m’a beaucoup aidé à trouver un sens à ma vie. J’avais un vrai besoin de m’exprimer et j’ai trouvé le moyen de le faire dans la peinture et la couture.


J’aime travailler et créer avec mes mains. Cela me permet de laisser libre cours à mon imagination. Le toucher est très important pour moi et mon art.

J’observe une image, un dessin, une forme, une couleur et c’est parti  : mon âme déborde d’excitation et de joie. L’artiste que je suis désire beaucoup de choses. Mon atelier est plein d’outils et d’idées.

Je me retrouve souvent au Marché Saint-Pierre ou à la Droguerie, des magasins et lieux de Paris qui nourrissent mon inspiration.

Ainsi au Marché Saint-Pierre je choisis mon tissu, la couleur, la matière, les motifs…le choix est toujours influencé par le vêtement.

Ensuite, à la Droguerie, je prends le temps de la réflexion et laisse courir mon imagination. Alors il me faut choisir parmi un nombre considérable d’accessoires : les perles, la feutrine, les boutons… La liste est longue.

Plus tard je me retrouve dans mon atelier avec des idées sans fin  : la broderie, la couture…

Je dessine ce que je veux réaliser. Par exemple, le portrait d’une artiste belle, charmante… J’observe la photo ou l’image du visage et je dessine au crayon les ombres, les courbes, le regard… Il faut que le dessin soit simple car ma brodeuse devra pouvoir lire l’image.

Puis je me penche vers le vêtement que je vais customiser et tout s’enchaîne…

Je me souviens toujours de la phrase de mon maître de dessin de mon enfance  : «C’est l’oeil qui regarde et c’est la main qui fait…  »

Quand le dessin et la broderie sont créés, je passe à la customisation du vêtement.

Et pour qu’un vêtement soit au nulle autre pareil, je crée un motif de style celtique que je brode selon mon inspiration…

Une dernière touche avant un prochain modèle, une prochaine idée, un prochain projet…

Car vous l’aurez compris, j’ai dû mal à passer une journée sans dessiner et créer, car cela rempli de bonheurs les heures qui défilent. Le bonheur n’a pas de prix et je me l’offre tous les jours, venez le partager avec moi…